Dans les communautés autochtones, des partenariats solides permettent d’améliorer la sécurité des maisons

Elsie, une aînée de la Première Nation d’Eabametoong, avait pour habitude de s’asseoir près de sa fenêtre pour travailler ses perles, car c’était le seul endroit où la lumière était assez forte pour qu’elle puisse voir. La tension électrique dans sa maison était si faible que ses lumières brillaient à peine.
Partout au pays, de nombreuses et nombreux Autochtones comme Elsie sont confrontés à d’importants problèmes de logement qui trouvent leur origine dans des décennies de programmes de logement gravement sous-financés et mal reliés. Les Autochtones sont trois fois plus susceptibles de vivre dans des logements nécessitant des réparations importantes que les Canadiens non autochtones.
L’emplacement de la communauté isolée d’Elsie, accessible uniquement par avion, dans le Nord-Ouest de l’Ontario, rend difficile l’accès aux matériaux de réparation et à l’expertise nécessaire. La quincaillerie la plus proche se trouve à un vol d’avion. Les artisanes et artisans locaux se font rares. Même remplacer les piles des avertisseurs d’incendie peut s’avérer un luxe en raison du coût.
C’est là que le partenariat avec Habitat fait une réelle différence.
En deux ans, le personnel et les bénévoles d’Habitat se sont rendus à cinq reprises dans la Première Nation d’Eabametoong pour travailler aux côtés des membres de la communauté afin de réparer la plomberie défectueuse et de régler les problèmes électriques qui posaient des risques d’incendie. Une fois l’éclairage et les prises électriques réparés dans la maison d’Elsie, cette dernière a pu terminer son perlage et se déplacer en toute sécurité.

« Notre partenariat permet non seulement de créer des conditions de vie plus sûres et plus saines, mais aussi d’honorer l’autodétermination des Autochtones et d’instaurer une confiance durable », affirme Cathy Borowec, présidente-directrice générale d’Habitat pour l’humanité Northumberland et chef d’équipe.
Le partenariat d’Habitat avec la Première Nation d’Eabametoong n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la façon dont nous travaillons en partenariat avec les communautés autochtones pour rendre les maisons plus sécuritaires pour les familles.